Rencontre avec Piotr Kuryllowicz – Mai 2006

Pierre Ben avait réussi à programmer avec ce pilote Polonais sa venue en France pour le 20 mai 2006.

 

Jeudi 19 mai

 

Trois cameramen polonais arrivent vers 20h30. Deux d’entre eux, venant directement de Pologne, ont fait 20 heures de route tandis que le troisième arrive Londres. Ils sont tous trois passionnés et enthousiastes.

 

Vendredi 20 mai

 

Piotr Kuryllowicz et sa fille Kara arrivent à leur tour vers 18 heures. Pierre Ben les accueille et leur présente les petites pièces, provenant de l’avion de Piotr, qu’il a mis en bonne place dans sa demeure.

 

En prenant en main le déclencheur de tir des canons-mitrailleuses et le sélecteur de train d’atterrissage, Piotr Kuryllowicz va éprouver une vive émotion qui ne fera que s’intensifier à la vue du serial number de son Spitfire, de la cocarde et de l’emblème polonais du Squadron 315.

 

Il faut dire qu’Albert Berthet a fait des miracles en parvenant à redresser admirablement le morceau d’aluminium sur lequel figure le serial number (numéro de série) de ce Spitfire Mk IX (BS410). Il a également accompli un travail d’orfèvre en reconstituant, à partir des fragments retrouvés, l’écusson polonais du Squadron 315 (représentant un coq) ainsi qu’une partie de la cocarde britannique du fuselage.

 

S’ensuivra un repas chez Pierre Ben, au cours duquel Piotr lui offrira un horizon artificiel de Spitfire en parfait état ainsi que deux casques radio qu’il utilisait dans son avion personnel.

 

Samedi 21 mai

 

Une partie de la matinée sera consacrée à faire découvrir à Piotr quelques musées privés dont il sortira impressionné par la quantité d’objets retrouvés.

La visite, à Couin, des plaques commémoratives dédiées aux animaux ayant servi lors de la première guerre mondiale viendra clore la matinée.

 

Après déjeuner, vers 14H, Pierre Ben montrera à Piotr les restes de son Spitfire et remettra à Kara, très émue, un morceau de l’hélice en bois du Spitfire de son père.

 

Le point culminant de la journée sera la cérémonie au cours de laquelle Pierre Ben remettra à ce pilote Polonais le fameux crowbar qui lui avait sauvé la vie et qui avait été retrouvé lors de l’excavation. L’émotion sera à son comble. Avant de venir en France, Piotr avait raconté l’histoire à Pierre Ben qui s’était bien gardé de lui dire qu’il avait retrouvé son crowbar.

 

Un vin d’honneur et une séance photos permettront de poursuivre agréablement cette journée qui se terminera autour d’une bonne table à Authuille.

 

Dimanche 22 mai

 

Pierre Ben et ses amis accompagneront Piotr et sa fille à Méaulte. Après un arrêt devant l’usine Airbus (objectif de la mission des B17 de la 8e Air Force des USA le 13 mai 1943), ils leur feront visiter l’aéroclub ainsi que la collection des AAAA (Association des Anciens Avions d’Albert). S’ensuivra une visite, à Albert, du musée de Marc Bétrancourt sur le patrimoine aéronautique.

 

L’après-midi, la petite équipe se rendra sur la stèle de Warloy-Baillon et les tombes du cimetière britannique. La journée se poursuivra par la visite du camp Terre-Neuvien de Auchonvillers et du monument britannique de Thiepval. Enfin, tous se rendront à Naours pour y déposer une couronne de la RAF sur la stèle du pilote Prochnicki, qui avait trouvé la mort le 19 août 1943 avec son Spitfire, des suites d’un combat aérien.

La journée se terminera par une visite de l’hôpital St Victor à Amiens où Piotr avait été hospitalisé.

Puis, ce sera finalement l’heure du départ empreinte d’émotion.

 

Les recherches entreprises sur le crash de ce Spitfire tombé le 13 mai 1943 à Occoches resteront à n’en pas douter inoubliables pour tous car elles auront servi l’histoire et nous auront permis de vivre une aventure humaine exceptionnelle en faisant la connaissance de Piotr Kuryllowicz et de sa fille Kara. 

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