LE REPORTAGE DE FR3 PICARDIE

Une heure avec Johnny CHECKETTS
émission qui retrace la carrière du pilote de Spitfire


En cliquant sur "This is your Life" vous pourrez accéder à l' émission  qui retrace la carrière de Johnny Checketts au travers de témoignages de ses amis et anciens du 485 Squadron. Ce reportage qui date de 1990 est en anglais mais on peut y voir ce héros à dimension humaine dans toute sa simplicité avec une sensibilité à fleur de peau. Une émotion palpable.......un véritable héros.


L' EXCAVATION DU SPITFIRE EN 572 DU 485 SQ/RNZAF

Alain Obee, membre de l’ association Somme Aviation 39 45, ayant un rapport de gendarmerie indiquant le crash d'un avion de chasse anglais à Aigneville, avec l'aide d'Alain Boutté, rencontra 2 témoins de ce village au cours de l'automne 2013.

L'un des deux témoins avait un souvenir très précis du combat aérien et du lieu du crash de cet avion qui était en fait piloté par le S/Ldr John Milne Cheketts. Ce témoin était Monsieur Bonvarlet,  âgé de 92 ans en septembre 2015.

Le Lundi 6 septembre 1943, en fin d'après-midi, Monsieur Bonvarlet travaillait dans les champs lorsqu' un dogfight eut lieu au-dessus d' AignevilIe. Au cours de ce combat aérien, un chasseur anglais s'écrasa à quelques centaines de mètres du champ où se trouvait. Monsieur Bonvarlet. Ce dernier vit le pilote s'éjecter et se poser près du bois du Corroy.

L'avion qui brûlait tout en tombant, explosa au contact du sol et continua à brûler.

JOHNNY CHECKETTS, LE PILOTE
20 Février 1912 - 21 Avril 2006

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73 ANS PLUS TARD LE MOTEUR DU SPITFIRE PART CHEZ JOHNNY CHECKETTS

Une formidable aventure que celle de ce moteur de "Spit" qui, grâce à la bonne volonté d'une poignée d'hommes rejoint, 73 ans plus tard le pays de naissance de son pilote.



Le parcours pour organiser le transport ne fut pas des plus simples. Chris Checketts, le fils de Johnny, en collaboration avec l' Air Force Museum de Christchurch (NZ) se chargea tout d' abord des formalités administratives en connexion avec les autorités Néo-zélandaises. Il prit par la suite contact avec le transporteur qui serait chargé de l' acheminement. Côté français, Pierre Ben entra en relation avec la DRAAF à Amiens afin de connaître la norme qu'il y avait lieu de respecter pour la confection de l' emballage. Les renseignements obtenus, il se mit  en quête du partenaire capable de fournir le bois conforme à la norme NIMP 15 exigée. Contact fut donc pris avec la scierie Nobécourt à Brie (80) qui proposait le matériau nécessaire (bois chauffé en étuve à une certaine température pour détruire les bactéries-et estampillé NIMP15).  Les autorités Néozélandaises demandèrent ensuite à l' association de confirmer les modalités de nettoyage que le moteur avait subi  pour pouvoir enfin valider l' autorisation d' expédition. Début Novembre, Pierre Ben et son équipe prirent livraison du bois pour fabriquer la caisse. Le transporteur effectua l' enlèvement du précieux chargement le 23 Novembre. Le transport maritime durera environ 2 mois. L' arrivée est prévue aux environs du 27 Janvier 2017.... Une nouvelle aventure pour ce Rolls Royce Merlin, presque aussi rocambolesque que celle de l' évasion de Johnny Checketts que nous relatons ci-dessous  .........

Le moteur s' habille pour le voyage

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Avant la fermeture..........

Fabrication caisse du Merlin (1) (Copier).JPG

Pierre Ben et le moteur prêt pour le départ

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En route pour la Nouvelle Zélande...
Un voyage de 2 mois en bateau

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LES CIRCONSTANCES DU CRASH

Le 6 septembre 1943, les "Spitfire" du 485 Sq assurent la protection des  Martin B-26 Marauders dont la mission est de bombarder la gare  de triage de  Serqueux en Seine-Maritime. Soudain, vingt Fw 190 qui survolent la formation passent à l' attaque.Le Squadron Leader Johnny Checketts abat l' un des adversaires, mais il est pris à parti  par plusieurs chasseurs allemands et son avion, le Spitfire IX immatriculé EN 572 est touché et prend feu. Brûlé et blessé, il réussit à ouvrir le cockpit et à s'éjecter en parachute. Dès son arrivée au sol, il est pris en charge par un habitant des environs, M Desgardins. Celui-ci le transporte  sur sa bicyclette pour le cacher dans le bois de Corroy. Le lendemain c' est le réseau "Bordeaux Loupiac" qui prendra le relais et aidera le pilote à rejoindre l' Angleterre après un long périple semé d' embuches. La dernière étape de l' évasion sera assurée en Bretagne par le "Réseau d' Evasion Vannetais". La ferme de la famille Lavenant au village du Saindo en Theix, nom de code "L" Echelle à foins" sera l' ultime refuge avant le retour en Grande Bretagne.

L' EVASION ROCAMBOLESQUE DE JOHNNY CHECKETTS

Le 6 Septembre 1943 en fin d' après midi, le Spitfire EN 572 du Squadron Leader Johnny Checketts, s'écrase en flammes sous les yeux d' André Bonvarlet qui travaille avec ses chevaux dans son champ à Aigneville (80).

Le pilote a réussi à s' éjecter et à ouvrir son parachute. Il se pose dans la plaine sur le territoire de Tours-en-Vimeu, près de la route de Feuquières au lieu dit « Le Gros Borne ». L' endroit n' offre pas de cachette et non loin de là des paysans observent la scène en chargeant une charrette de foin. Ils aperçoivent un cycliste, qui s' approche du pilote, il s' agit de Robert Desgardin âgé alors de 19 ans.

Il faut agir très vite car les soldats allemands sont cantonnés à proximité . En effet une Kommandantur est installée au château Mabille à Aigneville, et un cantonnement de soldats se trouve à Acheux-en-Vimeu. Ces lieux sont distants de 4 kms par rapport au point de chute du pilote.

Robert Desgardins n' hésite pas un instant, il installe précairement l' aviateur blessé et brûlé sur son porte bagages. L' équipage ainsi composé redescend vers Tours en Vimeu. L' idée de Robert Desgardins est de mettre le pilote à l' abri des regards dans un premier temps. Il le cache ainsi dans le Bois de Corroy situé à droite sur la route de Feuquières vers Tours en Vimeu. La cachette est un simple buisson mais bien que sommaire, cette planque ne sera pas découverte. Notre héroïque cycliste poursuit seul sa route, puis se rend chez son oncle, Édouard Delozière à qui il relate les faits.


Premiers coups de godet

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Le moteur.......à 3m 50 de profondeur

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Cloison pare-feu

Cloison pare-feu bmindee (Copier).JPG

Johnny Checketts en 1952

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Johnny Checketts
et Circa

J Checketts et Circa (chien d' A Deere) (Copier).jpg

Le moteur et le moyeu avant nettoyage et sablage

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Alu brulé visible sur une paroi de la fosse

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Intercooler

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Détails de quelques pièces

Bâti-moteur - Ceinture de réservoir - Piston bielle- Base Pare brise

Moyeu avant sablage

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Moyeu et moteur avant nettoyage, sablage, assemblage, vernissage et........emballage

Article paru en Octobre 2015

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Article paru en Novembre 2016

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M Desgardins à l' endroit ou il emmena Johnny Checketts .....sur son vélo

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M Desgardins à l' âge de 19 ans

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Marie Lavenant et J. Checketts en 1990

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La Tombe de Johnny Checketts et de son Épouse

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Article paru en Octobre 2015

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Demi-mitrailleuse et carénage du canon de 20mm retrouvés lors de la 3ème reconnaissance.

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- La troisième reconnaissance eut lieu le 13 septembre 2015. Plus probante ! Grâce à l'agriculteur, Monsieur Boulnois, qui aida Pierre Ben et Ghislain Lobel à enlever les premiers 50 centimètres de terre où le détecteur sonnait... car l'écho était faible.

Rendez-vous fut donc pris pour le samedi suivant avec Etienne Boulnois, neveu de l'agriculteur et ami de Pierre Ben, Etienne possédait un tractopelle pour creuser.







Sur le second mètre de profondeur, l' espoir renaîssait car on retrouva diverses pièces appartenant à l' appareil.


Enfin, le moteur, complet, en un seul bloc avec  sa rampe d'échappement encore présente d'un côté, le moyeu quadripale en bon état,

l' intercooler et la plaque de blindage du réservoir en bon état également, ainsi qu'une multitude de pièces du fuselage, bas du pare brise, sangles du réservoir, bâti moteur, etc... seront trouvés à une profondeur de 3,50 mètres .

UN PERSONNAGE HORS DU COMMUN

Né à Invercargill le 20 février 1912, il effectue ses études au Invercargill South School et au Southland Technical College. Mécanicien moteur, il est âgé de 28 ans lorsqu'il débute son entraînement de pilote au sein de la RNZAF en octobre 1940. Décrochant ses ailes en juin 1941 comme Pilot Officer, il est envoyé en Angleterre. Après sa conversion sur Spitfire, il intègre le Squadron 485 en novembre 1941.

Le 12 février 1942, le Squadron prend part à une mission au-dessus de la Manche contre les navires de guerre 'Scharnhorst' and 'Gneisenau' qui quittent le rade de Brest pour se mettre à l' abri dans un port Allemand. Le 4 mai 1942, Checketts est abattu et doit sauter dans la Manche avant d'être récupéré par la Royal Navy. En juin 1942, il est affecté au Sailer Malans' Gunnery School en même temps qu'il est promu Flying Officier avant d'être affecté à Biggin Hill, au Squadron 611 en janvier 1943. Checketts est promu Flight Lieutenant et prend le commandement du Flight A en avril 1943. Le 30 mai 1943, il abat un Fw 190 au Sud Est de Trouville.

En juillet, Johnny est promu Squadron Leader et prend le commandement du 485 Sq à Biggin Hill. Le 15 juillet, il abat un Fw 190 et le 27 il en abat 2 autres avant d'abattre un Me 109G le 31 du mois. Alors qu'il est à la tête de son unité lors d'une opération sur St Pol le 9 août 1943, sa section rencontre 8 Me 109 et en abat 6 dont 3 pour le seul crédit de Checketts qui endommage 1 des deux autres appareils qui parviennent à s'enfuir. Pour cette action, il recevra la DFC.


J. Checketts avec des pilotes du 485 Sq
(2ème à partir de la droite)

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Le livre sur J. Checketts

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Deux As du RNZAF
Johnny Checketts et Alan Deere

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Pendant ce temps les allemands recherchent en vain le fugitif et sans perdre de temps, le dispositif d' assistance français entre en action. A la nuit tombée, un homme s' introduit dans le bois et rejoint l' aviateur avec lequel il se dirige à pied vers une ferme. Ils continuent ensuite la route en vélo en direction de Vismes-au-Mont et arrivent chez Marcel Lecointe âgé de 26 ans et Charlotte son épouse.

J.Checketts retrouve là E.A. Haddock, pilote d'un Typhoon abattu le 15 Juillet 1943.

Le Dr Delabarre viendra plusieurs fois à vélo depuis Oisemont distant d'environ 12 kilomètres pour soigner les blessures et brûlures de l' aviateur. Un homme connu sous le pseudonyme de « l’architecte ›› lui apportera des vêtements civils.

Une quinzaine de jours plus tard, J. Checketts quitte Vismes-au-Mont à bord d'un pick-up fonctionnant au gazogène en compagnie du fils d' Édouard Delozière âgé alors de 20 ans qui conduit le véhicule et de Marcel Lecointe. La destination est Abbeville ou Marcel Lecointe laisse sa place à un anonyme. Sur la route d' Hesdin, le véhicule bifurque pour atteindre Boufflers où J. Checketts est laissé devant la porte du Manoir de Gourlay. Il est pris en charge par Me Tellier, membre du groupe OCM. Il ne reste que trois jours sur place, le rez de chaussée étant réquisitionné par les allemands.

Une Citröen à essence prend alors en charge l' aviateur et le transporte à Auxi-Le-Chateau au domicile d'un policier français. Ce véhicule est conduit par un homme parlant couramment l' anglais, le français et l' allemand. Ce personnage se présente en tant que pilote d'un Typhoon abattu 6 mois plus tôt et indique être resté en France pour aider la Résistance. Officiellement il travaille pour les allemands en qualité de chauffeur.

Parmi les fugitifs présents au domicile du policier français il fait la connaissance de Libby, un pilote norvégien abattu 5 mois plus tôt et retrouve Terry Kearins abattu le l5 Juillet.


De nouveau ils prennent un train : arrivés à Quimper, une femme les attend et les conduit au Café Nargeot.

J. Checketts et T. Kearins passent à Plomodiern, y séjournent très peu de temps cachés avec 2 pilotes américains dans une cache de la chapelle du Menez-Hom ; ils gagnent ensuite Camaret (près de Brest). De nouveau pour une raison inconnue, Libby ne fait pas partie du voyage.


Avec d'autres aviateurs alliés ils sont cachés dans la boulangerie de M Batany. A partir de là, seul ou par deux, ils doivent faire en sorte d'arriver au canot avec lequel ils atteindront « le Suzanne-René ››, un bateau de pêche qui les attend. L' opération est très risquée car les patrouilles allemandes surveillent étroitement les quais ;de plus le mauvais temps ne permettra de prendre la mer que six jours plus tard, le matin à 9 h. Enfin au milieu de après-midi, 2 Typhoons apparaissent et les escortent pour un rendez-vous vers une base navale d'où ils seront transportés à Penzance, en Cornouailles.



M. et Mme Lecointe , arrêtés, déportés, décédés peu d'années après leur retour en France

M. Edouard Delozière, décédé en 1977

M Jean Delozière, décédé en 2009

Mme Tellier, décédée en 1974

Mme Marie Meyer, décédée en 1945

Mlle Agnès de Nanteuil, arrêtée par la Gestapo en Mars 1944, elle est blessée quelques semaines plus tard dans le train qui l' emmenait en déportation et meurt à Paray le Monial.

Mle Marie Lavenant, fille aînée de la famille, décorée de la médaille militaire après la guerre, puis de la   Légion d'Honneur en 2004, décédée le 20 Juillet 2016.

M Robert Desgardin, décédé en 2016.


*Merci à M Jean-Luc Van Keirsbilck, beau-fils de Me Marie Van Belle (Nom d' épouse de Marie Lavenant) qui a apporté des précisions importantes quant à la rédaction de cet article notamment en indiquant le véritable nom du bateau qui a aidé J. Checketts à regagner l' Angleterre (celui-ci est souvent appelé à tort "Suzette")




Alors qu'il assure la couverture haute d'un groupe de bombardiers en mission sur Amiens, le 19 août 1943, le Squadron est intercepté par une importante formation de Fw 190 et Me 109 Au cours du combat qui suit, il parvient à abattre probablement un appareil et à en endommager un autre.

Le 6 septembre 1943, il est abattu dans les circonstances expliquées en début de page.

Evacué par la résistance, Checketts retrouve un autre pilote du 485 Sq, le Sergeant Kearins, qui a été abattu le 15 juillet. Ces deux pilotes rejoignent un groupe de 11 pilotes qui traversent la Manche à bord d'un bateau de pêche le 21 octobre 1943.

Johnny est alors affecté au Fighter Wing du Central Gunnery School comme instructeur. En avril 1944, il prend le commandement du Squadron 1, équipé de Hawker Typhoon mais après 6 semaines dans cette unité, il est promu Wing Commander et prend la tête du Wing 142, équipé de Spitfire et basée à Horne. Le Wing fait ensuite mouvement sur Westhampnett, Merston et Manston jusqu'au 26 septembre1944. Sa dernière mission opérationnelle le conduit au-dessus de Arnhem en septembre 1944, lui permettant de remporter sa dernière victoire en collaboration avec l'un de ses chefs d'escadrille.

En 1945 Johnny Checketts est promu Wing Commander Tactics au Central Fighter Establishment. Parmi ses décorations on retrouve la DFC attribuée le 13 août 1943, la DSO attribuée en décembre 1943, l'US Silver Star en août 1944 et la Polish Cross of Valour en avril 1945. Johnny était titulaire de 14,5 victoires, 3 probables et 11 endommagés.

Après guerre, il retourne dans la RNZAF, et devient Station Commander à Wigram, Fiji et Taieri avant de se retirer en 1982. Johnny Checketts est décédé le 21 avril 2006 à l'âge de 94 ans.

Terry Kearins

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Le lendemain, la même voiture avec un autre conducteur les amènent tous trois à la gare d'Amiens où ils prennent un train pour Paris, chaperonnés à distance par une jeune femme avec laquelle ils ne doivent pas communiquer verbalement .

Arrivés en gare du Nord à Paris, ils gagnent la gare de Lyon par le métro, pour emprunter un train en vue de passer en Suisse.

En cours de route, il y a contre-ordre et ils doivent descendre à la gare de Sens (89) . On ignore pourquoi mais Libby est séparé du groupe des trois.

J. Checketts et T. Kearins continuent leur route vers Joigny (89) où Gabrielle et Louise Meyer les accueillent.

Quelques jours plus tard, un homme venant de Paris leur annonce qu'ils n'iront pas en Suisse, le retour en Angleterre par la Bretagne étant rétabli.

Retour donc à Paris où ils retrouvent Libby. Les trois fugitifs prennent un train qui les conduit à Vannes via Orléans, Tours et Nantes. C'est Agnès de la Barre de Nanteuil qui les conduit à la ferme de la famille Lavenant près de Vannes à Le Saindo en Theix  où ils restent une semaine.

Agnès de La Barre de Nanteuil arrêtée par la Gestapo, blessée, elle meurt à l' âge de 22 ans dans le train qui l' emmène en déportation
Nom de code "Claude"

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Soeren Liby (ou Libby)

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- La première reconnaissance sur place fut effectuée en décembre 2013 mais la parcelle de terrain était semée en blé.


- La deuxième reconnaissance fut effectuée en novembre 2014. La parcelle était alors semée en colza mais quelques petits morceaux d'aluminium furent retrouvés par la petite équipe confirmant ainsi la zone globale du crash mais rien de précis ne put être identifié quant à l'impact à cause de la hauteur de la culture sur place.

M Bonvalet le témoin qui assista
à la chute de l' appareil et qui aida à sa localisation

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Le 19 septembre 2015 Pierre Ben et ses amis se trouvaient sur place pour continuer l'excavation effectuée le samedi précédent.


Sur le premier mètre de profondeur : peu de choses seront trouvées à part quelques morceaux d'aluminium corrodés par le feu, ce qui rendait pessimistes les chercheurs en ce qui concernait l'état des pièces à retrouver.



Marie Lavenant, Johnny et la mère de Marie

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Les Spitfire du 485 Sq, le OU#H EN 572 au 1er rang en 5ème position

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Le Brevet Militaire Français
de Johnny Checketts

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Les médailles de John MILNE CHECKETTS
(DFC-DSO-US Silver Star-Polish Cross of Valour-et bien d' autres)

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LE MOTEUR ARRIVE AU MUSEE DE CHRISTCHURCH
LE 22 FEVRIER 2017 (Vidéo)

Le "Suzanne-René"
Bateau de pêche de 11 mètres

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Maquette du "Suzanne- René"
en ex-voto église de l' île de Molène

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EXTRAIT DU JOURNAL "THE STAR" DU 2 MARS 2017 QUI ANNONCE
L 'ARRIVEE DU MOTEUR

Traduction du journal "The Star" du 2 Mars 2017 (article ci dessus)

Un moteur d'aéronef qui était enterré dans le nord de la France depuis plus de 70 ans, a parcouru la moitié du tour du monde pour être livré dans la patrie d' origine de son pilote. Le moteur Rolls Royce Merlin, qui appartenait à un Spitfire Mk.IXB piloté par le célèbre as de l' aviation Johnny Checketts, originaire de Invercargill, a rejoint son nouveau domicile de l' Air Force Museum of New Zealand de Wigram la semaine dernière. Chris Checketts, le fils du pilote était présent au musée pour l' accueillir. L' histoire remarquable de ce moteur remonte à la seconde Guerre Mondiale. Le 6 Septembre 1943, Checketts et ses camarades du 485 Squadron (Nouvelle Zélande) de la RAF ont décollé pour escorter 72 bombardiers de la RAF vers leur cible. Ils ont été interceptés et attaqués par 20 chasseurs FW190 Allemands. Dans le combat qui suivit, le Spitfire de Checketts fut touché. Il y eut une explosion et le cockpit fut rempli de flammes. Checketts fut brûlé sérieusement mais il parvint à s' extraire et à sauter en parachute atterrissant sain et sauf dans un champ alors que son Spitfire s' encastrait dans la terre. Il fut caché par une famille Française et ses blessures furent soignées. Avec l' aide de la Résistance Française, l' évasion de Johnny Checketts dura presque 2 mois à l' issue desquels il put regagner l' Angleterre. Il mourut en 2006 à Christchurch, après avoir été guide bénévole à l' Air Force Muséum pendant de nombreuses années. En mars 2015, l' enthousiasme de l' association "Somme Aviation 39-45" permit de mettre à jour les restes du Spitfire de Checketts avec l' aide d' un riverain, André Bonvalet qui avait assisté à la chute du Spitfire et à l' éjection de son pilote alors qu'il était adolescent. L' intégralité du moteur et d' autres pièces de l' aéronef ont été retrouvé à 3.5 mètres de profondeur. Pierre Ben et son équipe ont ensuite commencé à nettoyer et à restaurer le moteur qui était incrusté d' argile et de saletés. Monsieur Ben a contacté Chris à Christchurh en évoquant la possibilité d' expédier le moteur en Nouvelle Zélande. Grâce au soutien de l' entreprise de transport "Manfreight", le moteur put être de retour en Nouvelle Zélande. Chris a ensuite fait don du moteur au musée. Grâce aux efforts de M. Ben et de son équipe, le musée peut maintenant rendre hommage à l'un des plus célèbres combattants Néo Zélandais de la Seconde Guerre mondiale. Le public sera en mesure de voir le moteur à la fin du mois de mars. Chris a indiqué qu'il se sentait très ému à la vue de ce lien tangible avec son défunt père.
Le "Suzanne-René", à la barbe des allemands, avec comme équipage J.M Balcon, Joseph Morvan et Alain Marchand transporta à Newlyn 18 aviateurs : 14 Américains et 4 Anglais (Louis Calvez "La presqu'île de Crozon").

Le moteur exposé depuis le 24 mars 2017

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Réunion de famille pour célébrer la mise en place du moteur au musée

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Chris et Mary Jane CHECKETTS,
les enfants de Johnny.

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LE MOTEUR EST DÉSORMAIS EXPOSÉ AU MUSÉE DE L'AIR DE WIGRAM EN NOUVELLE ZÉLANDE

La presse spécialisée, le Fana de l' Aviation en parle

Scan Spitfire Aviation Civile.pdf
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