Adjudant Robert Mathonnière
(1913 - 1993)
Chef d'avion
Lieutenant Etienne Dominique Filippi
(1898 - 1940)
Pilote
Caporal Chef Edouard Jacquemin
(1919 - 2007)
Canonnier
Caporal Chef Edmond Dumont
(1919 - 1940)
Radio/Mitrailleur
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Lors de nos recherches, nous avons constaté que les deux survivants du crash avaient été évacués aussitôt par les troupes Françaises pour être soignés. Nous découvrons que le pilote et le radio qui sont décédés seront emmenés avec eux.

A Montmarquet, une trentaine de kilomètres plus au sud, dans la salle de classe du village qui est réquisitionnée est installée l’ambulance 823. Les deux blessés y seront rapidement pansés et évacués ensuite vers l’hôpital de Beauvais. Les deux défunts seront eux inhumés dans un petit cimetière créé pour la circonstance dans un pré situé à l’arrière de l’école. Ce cimetière comptera 30 à 40 tombes de militaires de toutes armes décédés de leurs blessures dans cette ambulance, les membres d’une famille qui fut mitraillée lors de l’évacuation, ainsi que trois soldats allemands.
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Ci-contre, l'école de Montmarquet où se trouvait l'ambulance 823 en juin 40. Le pâturage qui fut cimetière militaire jusqu'en 1950. Les plaques et certificats d'identification de Filippi et Dumont. (Notez l'erreur sur le nom de Filippi)

Adjudant Robert MATHONNIERE (1913-1993)

Le 31 mai 1940, c’est le jour de son anniversaire, le jour de ses 27 ans !

Après avoir été soigné, il retournera dans son unité. Pour ce fait d’arme du 31 mai, il obtient la Médaille Militaire le 24 juin 1940. Il quittera l’armée et s’installera comme commerçant à REIMS. Dans les années 70, avec sa fille, il passera à WANEL, mais ne retrouvera pas l’endroit du drame. Très discret à ce sujet, il avait été profondement bouleversé d’avoir été obligé d’abandonner son pilote.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Adjudant Mathonnière (premier rang, premier à gauche)


Lieutenant Etienne Dominique FILIPPI (1898-1940)

Né en Corse, cet officier de 42 ans, s’était engagé à 18 ans en 1916, durant la guerre du Maroc, dans un régiment de spahis. En 1922, il s’engage dans l’aviation, il passe des examens pour devenir officier et espère rejoindre la Chasse. En 1936, il est affecté à la 12ème escadrille de bombardement, au sein de laquelle il mènera de nombreuses missions.

Mort pour la France en service aérien commandé. Inhumé à MONTMARQUET (80) son corps est restitué à la famille en 1949, il repose depuis au cimetière de BASTIA (2B).

Inscrit sur le Monument aux Morts de SORIO (2B).

Chevalier de la Légion d’Honneur à titre posthume.

Médaille Militaire.

Croix de Guerre 14-18

Croix de Guerre 39-45 avec palme et deux étoiles.

Médaille Coloniale « Maroc ».

Médaille de la Victoire.

 

 

 

Lieutenant Filippi avec son groupe (dernier à droite, assis)


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Sa Légion d’honneur remise à son fils en février 1943, à titre posthume

Caporal Chef Edouard JACQUEMIN (1919-2007)

Après avoir été soigné à Beauvais, il est évacué en Bretagne, fait prisonnier à l’hôpital de Morlaix, un médecin lui obtient une réforme “définitive”. En décembre 40, il passe en zone libre et rejoint l’escadrille I/12 à ISTRES. Refusant de partir combattre en Syrie, il part en Afrique du Nord et travaille dans un domaine viticole. En novembre 42, il prend contact avec les américains qui viennent de débarquer. Début 1943, il rejoint les groupes lourds Tunisie et Guyenne en Angleterre. Opérant comme mitrailleur sur Halifax, il effectuera 36 missions. A la fin des hostilités il poursuit sa carrière dans les transports militaires. En 1964, il prend sa retraite avec le grade de Commandant. Il poursuivra une carrière civile comme directeur de société jusqu’en 1981.

Commandeur de la Légion d’Honneur en 2002.

Médaille Militaire.

Croix de Guerre 39-45 (5 citations).

Croix de la Valeur Militaire (3 citations).

Il garda toujours des liens avec la famille du pilote.

Caporal Chef Edmond DUMONT (1919-1940)

Ce jeune Mosellan ne voulant pas subir de nouveau le joug allemand, qu’avait connu ses parents, s’engage dès le début du conflit.

Tué à son poste de combat. Inhumé à MONTMARQUET (80). Son corps est restitué à la famille le 11/01/1949. Il repose depuis au cimetière de AUBOUÉ (54).

Inscrit sur le Monument aux Morts de AUBOUÉ (54).

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