Au cours du mois d'octobre 2009, à la suite d'une enquête dans la région de Conty, nous rencontrions un témoin ayant le souvenir de quelques chutes d'avions dans ce secteur. Il nous emmena tout d'abord à Lawarde Mauger où disait-il, un bombardier s'était écrasé au cours du mois de mai 1940.
 
     En fait, nous avions déjà visité ce site en 2005 et quelques fragements de cet avion avaient été retrouvés mais à cette époque notre équipe ne possédait pas de moyens suffisants d'investigations.
 
     Après enquête, deux témoins du village étaient formels. Ils avaient vu tomber ce bombardier le 20 mai 1940, juste avant qu'ils n'évacuent. L'équipage avait été vu sauter en parachute.
 
     Le lundi 20 mai 1940 en fin d'après-midi, Charles Graux alors âgé de 17 ans, se préparait à évacer avec ses parents lorsqu'il verra l'avion français s'écraser au Nord-Ouest de son village, non loin de sa ferme. Il courut alors vers la zone de crash mais fut refoulé par des soldats français qui l'empêchèrent d'approcher à cause du danger. Il évacua ensuite comme prévu et retrouva à son retour les restes de cet avion.
 
     Il se souvient encore d'un cratère rempli de débris avec l'arrière du fuselage et de la dérive surplombant ce cratère. A sa connaissance, de nombreux débris furent jetés beaucoup plus tard dans un trou à ordures.
 
     Après la guerre un aviateur qui avait eu les jambes brisées, vint au village. (il ne peut s'agir que du Lt. Hourtic, qui eut les membres inférieurs fracturées au moment où il sautait ses jambes ayant été heurtées par la partie arrière de l'avion).
 
     Il se souvient enfin, qu'un voisin qui avait récupéré l'une des cocardes tricolores du fuselage, la donna à un jeune avocat intéressé par les LeO451, venu un jour, bien après la guerre, poser des questions sur cet avions mais personne n'aura plus jamais de nouvelles de cet homme*.
 
     Claude Selvoy, lui, avait 9ans à cette époque. Il était en train d'évacuer et se trouvait sur la route de Fransures avec sa famille fuyant avant l'arrivée des troupes allemandes lorsqu'il aperçut le bombardier français en feu tomber. Il aperçut également plusieurs parachutes.
 
Ces parachutes semblent selon ces deux témoins être tombés vers le Sud-Est de la localité.
 
En septembre 2010 après avoir obtenu les autorisations nécessaires, nous sommes retournés sur le site pour tenter de retrouver des vestiges de cet avion.
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