Lioré et Olivier LeO 451 n° 151

Groupe de bombardement II / 12 de l’Armée de l’Air Française

Tombé sur le territoire de la commune de Braches (Somme) le jeudi 6 juin 1940

Résumé réalisé par Pierre Ben

LES RECHERCHES

 

Pierre Ben et les membres de son association connaissaient depuis déjà un certain temps le point de chute d’un Lioré et Olivier LeO 451 sur le territoire de la petite commune de Braches.

Cet avion de l’armée de l’air française avait été abattu par la chasse allemande le 6 juin 1940 lors d’une mission de bombardement.

La visite à Warloy-Baillon chez Pierre Ben, de Michel Decelle, habitant de cette région de Braches, fera que ce dernier se rendra avec quelques uns de ses amis les dimanches 16 août et 5 septembre 2009 sur les lieux de ce crash.

Michel Decelle qui avait trouvé, il y a un certain temps, quelques fragments d’aluminium dans les champs, facilitera la localisation précise de la zone d’impact de cet avion français.

Au cours de cette investigation, la petite équipe découvrira quelques petites pièces dont une partie de boucle de réglage d’un harnais.

Pierre Ben décidera donc d’effectuer des recherches complémentaires le samedi 19 septembre 2009.

Monsieur Wasse, propriétaire de la parcelle, habitant du village de Braches était présent. Il se souvenait que son père avait remonté une pale d’hélice au cours des années 1950.

Les vestiges n’étaient en fait pas profonds : au maximum à un mètre de profondeur mais beaucoup de pièces étaient brûlées.

Cependant plusieurs pièces correspondaient bien à un appareil français de type LeO 451 :

    • Une magnifique plaque BRONZAVIA où est indiqué SARAM. Cette plaque est la plaque de la radio de type 310. SARAM était une filiale de la société BRONZAVIA. Elle fut créée par M. Merles en 1936. SARAM : Société d’Application Radioélectrique pour l’Aviation et la Marine. BRONZAVIA était l’un des principaux accessoiristes aéronautique français.
    • Une petite plaque de réglage de canon ;
    • La bonbonne d’air comprimé du canon avec sa plaque ;
    • Le chargeur d’obus du canon ;
    • Une boucle de harnais endommagée ;
    • Le tube Pitot en bon état, d’une longueur d’environ 30 cm. Ce tube Pitot fonctionne par dépression. C’est un tube à déflecteur ;
    • Le poids, en bronze et en forme d’ogive pour le fil antenne extérieur ;
    • Des douilles de 20 mm portant les indications 404, pour le canon Hispano Suiza 404, ensuite copié par les Anglais et monté sur le Spitfire et les autres chasseurs britanniques ;
    • Des douilles de 7,50 mm de calibre français ;
    • Une partie en aluminium d’un support ou cadre où est indiqué SNCA SE, ce qui signifie Société Nationale de Construction Aéronautique du Sud-Est. En effet, les LeO ont été construits à Marignane.


      Ont encore été trouvées :

    • Quatre boites cylindriques en cuivre, non identifiées pour l’instant ;
    • Un renvoi de commande en bon état d’environ 50 cm ;
    • Trois plaques de blindage et divers raccords (probablement moteur).

     

    En tout, environ 150 kilogrammes de pièces ont ainsi été découverts.

    Se trouvaient à Braches sur les lieux, au cours de cette matinée légèrement ensoleillée :

    Pierre Ben, Ghislain Lobel, Alain Boutté et son fils Vincent, Amédée de Francqueville, Albert Berthet, Joël Scribe, Guy Troché, Jackie et Jean-Pierre Ducellier (Membres de l’association Somme-Aviation 39-45).

    Etaient également présents :

    M. Wasse, M. Douchet (le maire du village), Philippe Delaruelle, Michel Decelle, M. Legrand (le grutier) ... et quelques autres personnes.


 

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