LA DÉCOUVERTE DU LANCASTER DE LONG

Le samedi 5 septembre 1998, Le service de déminage d'Amiens sous les ordres du Capitaine Christian Guilbert, avec les pompiers de Flixecourt vont ainsi extraire des étangs de Long dans le département de la Somme les restes d'un quadrimoteur britannique.
Cet avion est en fait un Lancaster Ill du Squadron 44 de la RAF qui a essayé de se poser au cours de la nuit du vendredi 19 au samedi 20 mai 1944 dans ces marais de Long.

Il s'agit du Lancaster Ill # ND 689 du Squadron 44 de la RAF .

Ce bombardier participait en fait à une attaque du Centre ferroviaire de "la gare du Nord" d'Amiens dont le début était programmé dès 01h12.

Nous verrons ci-après que ce raid prévu pour 9 Mosquito pour le marquage et 112 Lancaster sera abortif après un marquage défectueux et un début de bombardement.

Un seul bombardier sera porté manquant au cours de cette soirée.

Dans les marais de Long, un certain nombre de bombes seront retrouvées par les chercheurs et neutralisées par le Service de Déminage. Par le Capitaine Christian Guilbert assisté du Lieutenant Noureux.

Plusieurs pièces de la structure métallique du fuselage ainsi que 3 moteurs seront également trouvés .
Le quatrième moteur s'étant complètement désintégré manifestement en heurtant le tronc d'un peuplier.

Ce Lancaster était équipé de moteurs Merlin 38 construits sous licence Rolls Royce aux USA par Packard à Détroit dans le Michigan.

Les moteurs seront  restaurés par I' Association des Ailes Anciennes de Dugny, près du Bourget.

Cette association de bénévoles accomplira un travail fastidieux de démontage,de nettoyage et de mise en peinture de notre magnifique moteur, restauration qui durera plusieurs années.

La commune de Long n'ayant pas de place pour abriter l'un des moteurs présentant une hauteur de 3 mètres (haut de la pale), le Musée de l'Air et de l'Espace ne souhaitant pas en disposer et I'Association des Ailes Anciennes n'ayant pas suffisamment de bâtiments pour le stocker dans de bonnes conditions, ce sera "I' Association Somme Aviation 39-45" qui va entre­poser ce moteur dans son musée.


Le transport sera réalisé le samedi 6 janvier 2018 par voiture, transport risqué, hauteur totale de 3,70 mètres du sol, largeur 2,55 mètres dont 60 cm qui dépassent du côté gauche de la remorque et 40 cm du côté droit. Poids du chargement, environ 1 tonne.

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LE RÉCIT DE LA MISSION

Ce moteur Merlin 38 a certes eu un gros problème technique lors de la mission, une bielle est passée au travers du carter moteur, créant deux trous dans celui-ci.
C'est la raison pour laquelle le moteur s'est bloqué avec la pale à la verticale non pliée et les deux pales du bas pliées lors de l'impact dans le marais.

De toute évidence, le mécanicien naviguant (le Flight Engineer)  ne parviendra cependant pas à mettre l'hélice en drapeau, car le mécanisme de régulation de pas est entraîné par le moteur.

D'un autre côté Jean Bruhier de I' association des ailes anciennes" nous précisera en 1999 qu'il la découvert un trou d'obus rebroussant la tôle du Lancaster dans la partie arrière de son fuselage, cet avion ayant donc été touché, à priori, par les tirs d'un chasseur de nuit.

Que s'est-il donc passé cette nuit du 19 au 20 mai 1944 ?

Cette nuit du Vendredi 19 au Samedi 20 mai 1944,
le centre ferroviaire d'Amiens-ville ou plus précisément la zone ferroviaire située à l'Est de la ville appelée communément
"La gare du Nord' par les Amiénois
était l'objectif de :

9 Mosquito des Groupes VIII et V pour le marquage et de
- 112 Lancaster du Groupe V de la RAF.

Le ciel est couvert de nuages.
En réalité le marquage va être défectueux, les premiers marqueurs (Target indicators) tombent sur Longueau...qui n'est pas l'objectif.

Cependant les premiers Lancaster arrivés vont, malgré les nuages, apercevoir certains marqueurs et commencer à larguer leurs bombes alors que l'ordre de bombarder n'a pas encore été donné !

24 Target indicators au total auront été lancés. mais...288 bombes de 1 000 livres MC et GP 106 bombes de 500 livres MC auront également été larguées...avant que le Deputy Master Bomber ne donne l' ordre de cesser l'attaque et de regagner l'Angleterre.



PANIQUE A BORD!!!!

Un seul avion sera porté manquant (Missing in action) au cours de ce raid sur Amiens :

Le Lancaster Ill # ND 689 /g (KM ° 0) du Squadron 44.

C'est cet avion qui sera retrouvé dans les étangs de Long.

Que s'est-il donc passé pour cet avion ?

Les renseignements manquent mais néanmoins plusieurs faits sont établis avec certitude.
 
1) L'État-major du "Bomber Command" de la RAF considérera que ce Lancaster Ill du Squadron 44 porté MIA (Missing in Action) a été abattu par la chasse de nuit allemande dans la région de Poix.

2) La Luftwaffe de son côté revendiquera au cours de cette nuit du 19 au 20 mai 1944 2 victoires du 4 / NJG4.
L'Oblt Schafer revendiquera, en effet, avoir abattu un quadrimoteur à 00h25 et un autre pilote de la même unité avoir abattu un avion non identifié à 00h35.

3) La trace d'un obus traversant la tôle de la partie arrière du Lancaster en la rebroussant, va dans ce sens mais il faut rester très prudent car... que cet avion avait été attaqué par la chasse de nuit est pratiquement certain mais cela ne veut pas dire qu'il a été abattu à ce moment là.

4) Le Lancaster Ill # LM 535 (EM ° P) piloté par le F/O Smart du Squadron 207 a été gravement endommagé par une collision au-dessus d'Amiens 4 secondes avant de larguer ses bombes mais pourra regagner l'Angleterre.

5) Un second Lancaster Ill # LL 968 (EM ° K) du même Squadron  207 piloté par le W/Cdr Grey a heurté la cime des arbres à l'atterrissage lors de son retour et a été endommagé mais dans les rapports aucune référence à une éventuelle collision n'est signalée pour cet avion.

6) Le W/O Donald John Scott, l'officier de bombardement du Lancaster du Squadron 44 sera inhumé dans le cimetière militaire d' Amiens St Pierre.

7) Ce Lancaster du Squadron 44 sera vu arriver en vol quasi hori­zontal comme si celui-ci allait tenter un atterrissage forcé.

8) Ce Lancaster tombé a Long n'avait pas largué ses bombes.

Nous ne pouvons avoir de certitudes absolues mais en analysant tous ces faits il nous semble logique de penser que ce bombardier Lancaster Ill # ND 689/o (KM ° 0) du Squadron 44 tombé à Long a en premier lieu été victime d'une attaque des chasseurs de nuit du 4 / NJG4 de la Luftwaffe peu de temps après être entré en France.
L'heure donnée par les Allemands est 00h25 et 00h35.
Lors du bombardement de la prison d'Amiens le 18 février 1944 l'heure allemande en France correspondait à celle donnée par les Britanniques.Il semble que ce 20 mai 1944 il en soit de même. Nous savons que l'attaque du centre ferroviaire d'Amiens doit com­mencer à 01h12 ce qui fait que cette interception des chasseurs de nuit allemands aurait eu lieu 35 minutes avant l'arrivée de ces bombardiers britanniques sur Amiens.
Le Lancaster vole à une vitesse de croisière moyenne de 330 km/h.
Les bombardiers se seraient donc trouvés lors de cette interception encore à environ 165 km d'Amiens.
Or si l'on reprend le trajet de ces Lancaster, ces derniers pénètrent théoriquement au Nord de Dieppe, gagnant le Nord de l'Oise, I' Est de Moreuil vers Roye, puis l'Ouest de Bray-sur-Somme avant de revenir sur Amiens.
Ce trajet correspond à environ 180 km ou même peut-être plus car l'on sait que dans ce genre de trajet il y a souvent des parcours pouvant être beaucoup plus longs que celui prévu au briefing.
Tout correspond donc : La revendication de victoire allemande (qui en fait à ce moment n'en est pas encore une) et les rapports de certains équipages britanniques faits à l'état-major du Bomber Command lors de leur retour concernant une attaque de la chasse de nuit allemande.

Atteint par les obus de l'un de ces chasseurs du 4 / NJG4 de la Luftwaffe mais à priori sans trop de gravité le Lancaster Ill# ND 689 du Squadron 44 pourrait néanmoins,à priori,poursuivre sa route vers Amiens.

Cependant les dégâts occasionnés par ces obus pourront quelques temps après provoquer un manque de refroidissement de l'un des moteurs et faire ainsi couler une bielle de ce moteur, le faisant alors tomber en panne.
L'avion va pourtant pouvoir poursuivre sa route sur 3 moteurs...

Suite à ces dégâts infligés par les tirs du chasseur allemand... y-aura-t-il un autre incident mécanique se produisant à bord de ce Lancaster au moment ou il se trouverait au-dessus d'Amiens ou à proximité, provoquant un changement imprévu de direction ou d'altitude ?
Cet avion entrant alors en collision avec le Lancaster Ill # LM 535 (EM ° P) du Squadron 207 piloté par le F/O Smart ?
Cette collision aurait pu se produire au niveau du nez de l'appareil dans lequel se trouve l'officier de bombardement, le W/O Donald John Scott, qui projeté alors hors de l'avion aurait ainsi trouvé la mort en s'écrasant sur le sol d'Amiens ou à proximité d'Amiens, ce dernier étant par la suite inhumé au cimetière de Saint Pierre d' Amiens.

Il s'agit là seulement d'une hypothèse.

La collision (si elle a eu lieu) terminée, au bord du Lancaster du Squadron 44... dans l'urgence la confusion règne.
Plus d'officier de bombardement... Pas de largage des bombes, le pilote a autre chose à penser...

Mais au fait, quel est le pilote réel de ce quadrimoteur ?

Nous savons que le Lancaster Ill a habituellement 7 hommes d'équipage.
A bord du Lancaster Ill # ND 689/g (KM O 0) du Squadron 44 se trouvent 8 hommes !

P/O VF Hobbs
Commandant de bord Prisonnier
F/Sgt R.J. Barber ACAF Pilote Inhumé à Abbeville
Sgt A.G. Hall Mécanicien Prisonnier
Sgt T.P.Fenwick Navigateur Inhumé à Abbeville
W/O D.J.Scott RCAF Officier de bombardement Inhumé à Amiens
Sgt J.P.Garnsey Opérateur-radio Inhumé à Abbeville
Sgt O.T.Wright Mitrailleur Prisonnier.
Sgt J.B. Ingram Mitrailleur Disparu

Nous n'avons pas de certitude mais nous sommes persuadés que le F/Sgt R.J.Barber tient les commandes, que c'est lui qui en réalité pilote cet avion.

Ce Lancaster Ill# ND 689/g  du Squadron 44 possédant la marque "G" ("Guard") possède en effet un matériel électronique de pointe à son bord. Il est sous surveillance particulière à la base et probablement cette particularité de matériel performant va de pair avec un homme en plus à bord.
Selon notre avis après la collision le P/O V.F. Hobbs,le commandant de bord, donnera l'ordre à ses hommes d'équipage de sauter en parachute pendant que le F/Sgt Barber tiendra toujours les commandes et essaiera de maintenir en vol son avion.
Mais les aviateurs à l'arrière n'ont pas leur parachute sur le dos, il faut qu'ils le récupèrent et cela prend du temps...
L'altitude perdue étant trop importante, probablement le F/Sgt Barber tentera alors un atterrissage sur le ventre... malheureusement il ne se trouve pas sur une zone de terre plane...mais au niveau des marais !

Le P/O V.F. Hobbs le Commandant de bord et le Sgt A .G. Hall, le Mécanicien, avaient probablement leur parachute sur le dos.
Ce qui leur permettra d'avoir la vie sauve.

On pourrait bien sûr penser que le P/O V.F. Hobbs pilotait et qu'il a mis son appareil sur pilotage automatique avant de sauter...mais alors pourquoi le F/Sgt Barber, pilote lui aussi,n'aurait-il pas sauté ?

Il devait avoir son parachute sur le dos. Nous retiendrons donc notre première hypothèse.

LE CRASH

01h23 - 01h23 1/12 - 01h28. L'ordre de cesser l'attaque d' Amiens a été donné et répété.
Les bombardiers britanniques ont tous fait demi-tour.
Long. 0h45. (+ ou -) Dans la nuit noire, au-dessus de la vallée de la Somme, un bruit de moteur d'avion en difficulté a brutalement pris de l'ampleur.
L'avion se rapproche...
Un lourd bombardier quadrimoteur sombre surgit de l'obscurité. Il n'est manifestement plus qu'à une dizaine de mètres du sol...
Guy Delassus a aperçu l'avion en détresse. Il regarde, stupéfait, l'énorme quadrimoteur qui manifestement va tenter un atterrissage forcé sur le ventre.
Le bombardier qui a encore perdu de l'altitude disparaît alors dans un vacarme assourdissant derrière la végétation. C'est la catastrophe.
Devant l'avion se dresse une rangée de peupliers... le choc est brutal...
Volant au ras du sol dans l'obscurité, le quadrimoteur heurte l'un de ces arbres.
L'aile gauche se brise tandis que le lourd fuselage du Lancaster, car il s'agit bien d'un Lancaster, effectuant une rotation sur lui-même, va s'écraser dans le marécage quelques mètres plus loin.
Le Lancaster Ill# ND 689 (KM °0) du Squadron 44 de la RAF vient de terminer sa carrière sur le territoire de la commune de Long, au lieu dit
"Le banc des provisions '' vers "'Roquenette", 2 kilomètres au Sud / Sud-Est de l'agglomération.

L'avion a toujours ses bombes explosives dans la soute. Aucune n'a explosé. le silence est brutalement revenu.Tout est redevenu silencieux.

Un silence de mort...
L'atterrissage sur le ventre du bombardier anglais a particulièrement été violent et dramatique.
Dans la carcasse du quadrimoteur quatre aviateurs ont trouvé la mort.

- Le F/Sgt Robert John Barber, le pilote de la Royal Canadian Air Force, intégré dans la Royal Air Force britannique. Cet aviateur était originaire de Toronto au Canada.

Son corps sera inhumé dans le cimetière militaire d'Abbeville, prenant alors sur les registres le grade de "F/O" : Flying officer.

• Le Sgt Thomas Philip Fenwick, 22 ans,de Gainsborough dans le Lincolnshire en Angleterre.

• Le Sgt John Edwin Garnsey, 23 ans, de Thornaby-on-trees, l'opérateur-radio.
Ces deux derniers aviateurs étant également inhumés dans le cimetière militaire d'Abbeville.

• Le corps mutilé d'un quatrième aviateur ne pourra être identifié d'après les rapports allemands de l'époque.
Pas de trace à notre connaissance de cet aviateur dans les cimetières britanniques du Nord de la France.

Il s'agit cependant du Sgt J.B.Ingram, l'un des mitrailleurs de cet avion.

Trois de ces aviateurs sont morts sous le choc dans le cockpit et le fuselage du bombardier, un quatrième était accroché à la queue du quadrimoteur avec son parachute.

Restent quatre aviateurs.

- L'un d'eux a perdu la vie. Mais quand ? Il s'agit du W/O D.J. Scott, de la RCAF,!'Officier de bombardement qui sera inhumé à Amiens.
Les trois autres ont échappé à la mort mais seront faits prisonniers.
Tous avaient manifestement réussi à sauter en parachute avant le crash-landing du bombardier.

• Le P/O V.F. Hobbs, le Commandant de bord.
• Le Sgt A.G. Hall, le Mécanicien de bord.
• Le Sgt O.T. Wright, un autre Mitrailleur.

L'un des parachutistes, grièvement blessé, sera, avant d' être fait prisonnier, soigné par le Curé de Condé-Folie.

Voici les éléments principaux de cette recherche effectuée d'abord en 1998, adaptée en 1999 après la découverte d'un trou d'obus dans la tôle de l'avion puis une nouvelle fois "décortiquée" en écrivant ce récit pour illustrer l'arrivée de ce moteur dans le Musée de l' association Somme Aviation 39-45 de Pierre Ben au cours de cette année 2018.


L'HYPOTHESE LA PLUS VRAISEMBLABLE SUR LES CIRCONSTANCES DU CRASH

Notre réflexion pour trouver la cause exacte de la chute de ce Lancaster du Squadron 44 à Long nous a fait examiner tous les cas de figures possible.

Nous avons envisagé l'hypothèse d'une collision de cet avion ayant un moteur arrêté, au-dessus d'Amiens parce qu'un autre avion du Squadron 207 avait effectivement eu une collision...

Mais, au final, il nous semble qu'il faut rester sur une hypothèse beaucoup plus simple, beaucoup plus logique...

Nous pensons comme nous l'expliquons à la page suivante que ce Lancaster n'a été la victime que des tirs de la chasse de nuit allemande.

Au final nous pensons de plus en plus que ce sont les 2 Lancaster du Squadron 207 dont nous avons parlé précédemment qui sont entrés en collision au-dessus d'Amiens et non le Lancaster qui est tombé à Long.

Après cette recherche nous finissons par penser que l'hypothèse la plus probable est que Le Lancaster Ill # ND 689 (KM °0) du Squadron 44 de la RAF,a bien été victime de l'attaque des chasseurs du 4/NJG4 au Sud de la Somme, peu après l'entrée des bombardiers au-dessus de la France et que c'est uniquement pour cela qu'il s'est écrasé à Long,
00h25.... premiers tirs...
Les obus allemands atteignent le Lancaster entraînant des dégâts au niveau du système de refroidissement et l'arrêt de l'un des moteurs ayant coulé une bielle... '
L'avion peut cependant encore voler et espérer rejoindre l'Angleterre. Il va alors effectuer un large virage vers le Nord pour faire demi-tour...
Les bombes ne sont pas larguées... elles le seront lorsque l'avion survolera la Manche... comme il a été indiqué au briefing dans ce cas de figure.
00h35.Nouvelle attaque du second chasseur allemand...
Le Lancaster sur ses 3 moteurs tente de fuir mais les dégâts probablement très importants infligés au bombardier font que le F/Sgt Barber au poste de pilotage comme nous l'avons dit précédemment, ne peut que faire le tout pour le tout pour essayer de maintenir son avion en vol afin que les hommes de l'équipage puissent sauter en parachute.
En fait l'avion a perdu beaucoup d'altitude et au dernier moment le pilote va se rendre compte que seul un atterrissage sur le ventre peut peut­ être éviter la catastrophe... ce qu'il va tenter.... Sans succès !

De toute évidence, 4 hommes ont déjà sauté en parachute mais parmi ces quatre hommes il est légitime de penser que l'aviateur que nous savons grièvement blessé et soigné par le curé de Condé Folle, et qui sera ·· fait prisonnier par les Allemands... est en fait le W/O D.J.Scott de la RCAF, l'officier de bombardement de ce Lancaster.
Les Allemands le feront très vite prisonnier mais devant la gravité de ses blessures ils vont le transporter à l’Hôpital Saint-Victor alors Hôpital de la Luftwaffe,là où tous les aviateurs américains ou anglais gravement blessés sont soignés par les médecins Allemands !

Transporté dans cet hôpital militaire allemand d'Amiens, ce prisonnier décèdera probablement des suites de ses blessures et sera alors inhumé dans le cimetière militaire  de Saint-Pierre à Amiens.
Nous avons là très certainement l'explication de la présence de cet aviateur américa inhumé à Amiens... et non parce qu'il est tombé de son avion survolant Amiens. De toute évidence ce Lancaster du Squadron 44 n'a jamais atteint Amiens.

Nous n'en avons pas la preuve réelle mais l'intime conviction.

Sauvé des eaux......

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Retour à la surface

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Sacré morceau!!!!!!

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Enfin à l'air libre

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De profil

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Sur le côté

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Prêt pour la restauration

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Lancaster du Squadron 44

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Lancaster du Squadron 44

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Grand nettoyage

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Démontage des culasses et carter inférieur

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Comme neuf

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Résultat d'un travail de passionnés

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Magnifique tout simplement

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Le moteur au repos aux Ailes Anciennes

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Sortie du hangar

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Prêt pour l'embarquement.
Destination Warloy-Baillon

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Embarquement sous l'oeil vigilant
de Pierre Ben

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Ailes Anciennes et Somme Aviation 39-45
Opération chargement réussie

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En route vers la Somme

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ON PEUT VOIR SUR CES PHOTOS LES DÉGATS CAUSÉS PAR LA BIELLE
DES 2 COTÉS DU MOTEUR
(après restauration par les Ailes Anciennes)
Textes de Pierre BEN & JP Ducellier mise en page M Lespagnol

Dégât provoqué par la bielle coté droit

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Pied de bielle coté gauche

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Arrivée au musée

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Positionnement avant entrée au musée

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Déchargement du moteur, Jacky surveille

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Vue depuis l'intérieur du musée

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Bascule vers l' avant pour entrer l'hélice

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Hauteur de la pale verticale 3m

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Moteur positionné dans le musée

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Textes de Pierre Ben et Jean Pierre Ducellier - Mise en page Michel Lespagnol












                                                                                                                                                              Profil Dany Dheilly               














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